AKI KURODA

Remarqué en 1980 pour son exposition  Les Ténèbres à la Galerie Maeght ainsi qu’à la XIe Biennale de Paris, Aki Kuroda ne cesse depuis lors de créer des œuvres extrêmement diversifiées, mû par une inspiration toujours renouvelée. Artiste aux ressources profondes,  il se fraie des « passages » entre des mondes divers : le modernisme et l’art contemporain, l’Orient et l’Occident, le corps et le cosmos, la mythologie et l’avenir. Ses tableaux comme la série des monochromes, les œuvres avec la silhouette de cariatide ou au motif de minotaure sont bien connus, mais sa création s’étend à d’autres modes d’expression : la gravure, la sculpture, la fresque, la photographie, le décor et la scénographie, les installations etc. Depuis les années 90 en particulier, il poursuit une tentative originale qu’il nomme Cosmogarden (Jardin du Cosmos), sorte de spectacles-performances qu’il crée en collaboration avec des artistes travaillant dans des domaines tels que la danse contemporaine ou l’architecture.


Dans son atelier du XIVème arrondissement à Paris, on croit voir les différents objets occupés à un dialogue permanent et joyeux : les grands tableaux posés au mur, les formes encore en cours de réalisation, ou la maquette d’un projet…  On est saisi par la diversité des styles, ses œuvres allant « d’un calme épuré de l’univers zen au fourmillement du graffiti ».
Aujourd'hui, il dit être de plus en plus attiré par des rencontres pour des créations en commun, là où il peut se confronter à des artistes travaillant dans d’autres domaines, comme pour les décors et les costumes du mythique ballet Parade chorégraphié par Angelin Preljocaj en 1993, ou les travaux artistiques et l’aménagement du hall du Tokyo Dôme (en 2008). Parti, à l’origine, du geste très personnel de peindre, l’espace d’Aki Kuroda s’est élargi à l’atelier tout entier. Mais il dit vouloir agrandir encore d’avantage  son « espace » vers l’extérieur pour le libérer dans la ville.


Ainsi, Cosmogarden est un jardin de rencontre qui implique l'ensemble des acteurs, des créateurs aux spectateurs. « Le Cosmos, la ville, mon cerveau, mon corps… Cosmogarden, c’est tout cela et même plus » dit-il. En se servant de ses yeux, de ses mains et d’une imagination débordante, Aki Kuroda reste un infatigable jardinier qui laboure l’univers pluridimensionnel.

 

Galerie Maeght - 42, rue du Bac - 75007 Paris - galerie.maeght@maeght.com

Aki Kuroda sur le site de la Galerie Maeght